L’Île-de-France, vivier de la Coupe du Monde

L’ILE DE FRANCE, VIVIER DE LA COUPE DU MONDE

L’Ile de France vivier de la Coupe du Monde au Qatar. En effet, les joueurs de formation francilienne sont présents en force avec notamment 28 joueurs et deux sélectionneurs.

L’ILE DE FRANCE, LA MINE D’OR DES RECRUTEURS…

Un total de vingt-huit joueurs et deux sélectionneurs participent à la Coupe du monde au Qatar. Leur point commun : ils sont passés et ont commencé à jouer au football en région Ile de France. Fait marquant, les sept districts franciliens sont tous représentés dans cette compétition. 

Sur les 28 joueurs, on dénombre 11 Tricolores dont le génie français du PSG Kylian Mbappé mais aussi des Tunisiens, Camerounais, Portugais et même Qataris. Les blessures accumulées au cours de ces dernières semaines ont fait baisser le total. En effet, l’Équipe de France aurait pu compter sur Paul Pogba (Roissy, Torcy), N’Golo Kanté (Suresnes), Presnel Kimpembe (Eragny), Mike Maignan (Villiers-le-Bel) ou encore Christopher Nkunku (Fontainebleau). 

Il y a quatre ans, les joueurs franciliens étaient plutôt rares. Il n’y avait en effet que huit joueurs dans toute la compétition. La comparaison de ce chiffre avec le milieu des années 1980 montre que seul le défenseur Thierry Tussaud était originaire d’Ile-de-France (Noisy-le-Grand) à l’époque. Mais comment expliquer cette évolution ? Qu’est-ce qui a fait de l’Ile de France le plus important incubateur du football mondial, devant l’agglomération brésilienne de São Paulo ?

UNE NOTION DE PERFORMANCE DÈS LE PLUS JEUNE ÂGE…

Environ 18,5% de la population française vit dans l’agglomération Parisienne, mais ce n’est pas une simple question démographique. En effet, le directeur technique régional Ali Moucer a récemment déclaré : « Nous avons la plus grosse activité de formation en France. L’année dernière, pas moins de 5 000 éducateurs ont été formés en Ile-de-France. Le club francilien accueille de nombreux jeunes. En U9, U10 et U11, les jeunes joueurs doivent s’entraîner à 100% s’ils veulent jouer en équipe première de leur catégorie. De 9 à 14 ans, ils participent déjà à des compétitions régionales de haute intensité ».

La Ligue de Paris compte environ 290 000 licenciés sur la dernière décennie. Malgré le Covid, cela représente une augmentation d’environ 20 %. Cette année également, un tiers des jeunes du centre de formation sont originaires de la région parisienne. Gilles Bibes, directeur de la formation de l’ACBB (Boulogne-Billancourt Athletic Club), a recruté et formé quatre joueurs de la Coupe du monde au Qatar (Marcus Thuram, Georges-Kevin Nkoudou, Hannibal Mejbri et Jean-Pierre Nsamé). Le technicien met donc en avant la qualité de la formation, mais ce n’est pas tout. « Nous avons des entraîneurs performants qui sont capables d’offrir une formation de qualité supérieure à celle des autres clubs de la région », dit-il.

« Ici, l’intensité de la performance est considérablement supérieure. Les oppositions des U13 en Île-de-France sont plus intenses qu’en province. Il faut se battre pour gagner une place de titulaire dans son club ». Il poursuit : « Il y a aussi 3-4 entraînements par semaine et des séances spécifiques. Le football de rue est essentiel pour développer de bons joueurs très à l’aise techniquement. Il n’y a pas d’autre choix que de jouer à 7 contre 7 sur 30m2 donc tu progresses très rapidement ». On peut d’ailleurs voir que la proportion de Franciliens en équipe nationale ne diminue pas. En effet, si l’on se réfère à l’année dernière, un total de 97 hommes et 65 femmes d’Ile de France ont été appelés pour les catégories U16 à U23 de l’Équipe de France.